L’isolation des bruits extérieurs ne garantit pas un confort acoustique optimal puisque si les combles sont aménagés, ils peuvent aussi provoquer des bruits désagréables pour les occupants principalement à cause de la musique. Les solutions mises en œuvre dans ce cas visent essentiellement à isoler le plancher qui est majoritairement responsable de la transmission du bruit. Cette isolation peut être complétée par la création d’un faux plafond et le renforcement des cloisons.

Pourquoi vouloir isoler ses combles des bruits de musique ?

Outre les bruits extérieurs qui sont une importante source de nuisances sonores, les bruits provenant de combles aménagés ne sont pas non plus à négliger. Que vous ayez aménagé un studio au niveau des combles ou que des adolescents y mettent la musique à tue-tête à toute heure de la journée, le plancher des combles transmet des ondes sonores et des vibrations qui nuisent au confort des habitants. C’est donc le plancher qui doit prioritairement être isolé pour résoudre ce problème. L’isolation acoustique de la musique des combles et l’isolation phonique du plancher des combles peut aussi vous éviter d’avoir des problèmes avec vos voisins puisque des désagréments sonores causés aux voisins sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 108 €.

Les solutions pour assurer une isolation phonique de la musique

L’isolation du plancher

La première solution à envisager serait de procéder à l’isolation du plancher qui est le principal vecteur de bruits. Une simple moquette le recouvrant peut déjà réduire les bruits. Il vous est aussi possible de songer à la mise en place de matériaux résilients au niveau de ce dernier. Les matériaux résilients sont des matériaux connus pour leur capacité à absorber les chocs et qui assurent de ce fait une très bonne isolation phonique.

Il est possible d’obtenir une meilleure isolation acoustique grâce à la mise en place d’une chape sèche. Cette solution est appréciée pour sa simplicité de mise en œuvre. Cela consiste à mettre sur l’ancien plancher des granulés qui peuvent être faits de différents matériaux (roche volcanique, béton cellulaire, argile expansé). Leur épaisseur peut être comprise entre 2 et 15 cm et il faut veiller à ce que la planéité de ces granules soit parfaite. Des plaques de plâtre doivent ensuite être posées de façon à accueillir le revêtement du sol.

La création d’une faux-plafond

La création d’un faux-plafond permet de disposer d’un espace entre le plafond initial et le plafond nouvellement créé et constitué de plaques de plâtre ou de plaques de liège maintenues grâce à des suspentes métalliques. L’espace ainsi créé pourra être comblé à l’aide de rouleaux semi-rigides d’un isolant qui peut être de la laine de verre ou de la laine de roche (ces deux isolants possèdent une meilleure isolation acoustique que les panneaux rigides). Il suffit simplement de mettre en place les rouleaux sur le plafond avec une épaisseur nécessaire pour atteindre les performances thermiques souhaitées. Afin d’optimiser l’isolation acoustique, il convient de choisir soigneusement les matériaux permettant la mise en œuvre du faux plafond. Les suspentes doivent ainsi êtres anti-vibratiles de façon à isoler les vibrations sonores de la musique. Il est par ailleurs préférable de mettre en place des ossatures longue portée (également appelées rails).

Les performances acoustiques ne dépendent que de l’épaisseur de l’isolant mis en place et ne sont de ce fait pas liées à sa densité. Par contre, la bonne homogénéité de la laine de verre ou de la laine de roche joue en faveur de l’amélioration des performances phoniques.

Outre l’isolation du plafond et du plancher, un renforcement des cloisons est aussi à envisager si l’isolation du plancher et du plafond ne vous a pas donné satisfaction. Les ondes sonores ont aussi la capacité de se déplacer par le biais des cloisons.

Quelle solution mettre en œuvre en fonction de l’ancienneté de l’habitation ?

Dans une habitation neuve comme dans une habitation ancienne, les méthodes d’isolation phonique mises en œuvre ne diffèrent guère. Seulement, les deux types d’habitations sont traités différemment vis-à-vis de la loi. Une habitation neuve est en effet soumise à des seuils de performances acoustiques. Les bruits extérieurs doivent être réduits de 30 dB pour les habitations ordinaires, et de 45 dB pour les habitations situées dans un environnement particulièrement bruyant comme dans le cas d’une habitation située à proximité d’un aéroport. Dans le cas d’une rénovation, il convient donc de laisser les performances acoustiques à la seule appréciation des occupants de l’habitation. Toutefois, la loi ne dit rien à propos de la réduction des bruits entre les pièces d’une habitation. Là encore, il s’agit plus d’une question de confort que de respect de la réglementation.