L’épaisseur idéale des isolants est toujours un sujet qui prête à confusion, en particulier au niveau des combles aménageables. On souhaite atteindre des performances thermiques maximales tout en cédant le moins possible d’espace habitable. Quels sont alors les critères les plus importants pour bien choisir l’épaisseur de l’isolant ?

Faire un bilan thermique

En faisant un bilan thermique, un professionnel vous aidera à déterminer les déperditions énergétiques au niveau de vos combles en fonction de leur ancienneté et des matériaux utilisés. De là, il pourra aussi déterminer l’épaisseur idéale qui vous permettra de respecter les exigences de la RT2012. Dans le cas d’une construction neuve, une étude thermique sera entreprise de façon à ce que l’habitation respecte les exigences de la RT2012. Pour atteindre la résistance thermique de 4 m².K/W qui est le minimum recommandé en terme de performances thermiques pour des combles aménagés (elle est de 4.5 m².K/W dans le cas de combles perdus), une épaisseur minimale de 120 mm d’isolant est nécessaire si toutefois celui-ci possède une conductivité thermique (λ) de 0.032 W/m.K. Une épaisseur supplémentaire est à prévoir pour des conductivités thermiques supérieures.

Le rôle de la conductivité thermique dans le choix de l’épaisseur de l’isolant

La conductivité thermique détermine en quelque sorte les performances de l’isolant. Celle-ci doit être aussi faible que possible pour que l’isolant soit performant et qu’il prenne peu de place. Opter pour un isolant ayant une conductivité thermique (λ) faible vous permettra ainsi de limiter l’épaisseur de l’isolant. C’est une solution de choix dans le cas de combles aménagés car elle maximise l’espace habitable. Vous pouvez donc opter pour une conductivité thermique plus faible avec une épaisseur plus importante dans le cas de combles perdus.

Les performances à atteindre pour avoir droit au crédit d’impôt

Pour avoir droit au crédit d’impôt, de nombreuses conditions vous sont imposées à commencer par le fait de confier l’exécution des travaux à un professionnel RGE (reconnu garant de l’environnement). De plus, les résistances thermiques à atteindre sont plus élevées que celles exigées par la RT2012. Il faut, en clair, une résistance thermique de 6 m².K/W dans le cas de combles aménagés et une résistance thermique de 7 m².K/W dans le cas de combles perdus.

Cela signifie que les épaisseurs nécessaires pour atteindre ces performances seront forcément plus importantes. Dans le neuf comme lors d’une rénovation, il est indispensable de respecter certaines règles de mise en œuvre en plus des performances thermiques.

Ces règles sont mentionnées dans le Cahier des Prescriptions Techniques du CSTB. Ces règles imposent notamment la mise en place d’un pare-vapeur ainsi que de conserver une bonne ventilation au sein des combles.